vendredi 22 mars 2013

Destination Cancùn Part 6


Précédemment 
Rien ne sèche plus vite qu'une larme de femme.

Proverbe anglais de John Webster  The white devil (1608).

Ce nez si fin, ses lèvres ourlées d'un rose divinement magnifique, cette peau d'ébène toute douce.. Oui douce, Maella eu la sensation de caresser un bébé en effleurant ses joues. Elle passait son doigt sur son visage, tout doucement elle le regardait, elle était devenu un peu comme folle. Tout se mélangeait dans sa tête, plusieurs colères, plusieurs haines...  Le mépris, la déception, la colère, la honte, la haine, la tristesse, le chagrin . L'un des sentiments le plus resurgissant était le désir, ce désir si fort et incontrôlable, qui brûlait en elle. Peut -être aurait-elle enfermé, refoulé ce désir au plus profond d'elle même depuis la première fois qu'elle s'était heurté contre le torse de Marc.Ce désir,qui faisait battre son coeur si fort,fort au point  que Marc le sente dans son regard. Le regard de Maella traduisait le chagrin, et la profonde amertume d'une jeune mariée " cocufiée".

Si vous êtes un homme, et que vous lisez les douces ballades de ma plume, mettez vous à la place de Maella, dans le contexte du sexe opposé bien entendu. Alors mariage datant de moins d'une semaine, vous êtes abandonnés en pleine de miel pour des raisons professionnelles comme l'évoque votre conjointe, quelques jours plus tard vous apprenez par les médias internationaux que votre mari vous a trompé, non pas trompé ... Que votre mari s'est littéralement foutu de vous, de tous ces beaux mots prononcés il y a quelque jours devant DIEU et devant les hommes... Ces mots qui vous ont mis sur un piédestal surhumain, au delà même de ce que vous pensiez de l'amour. Le mariage ce n'est pas que de l'amour.. C'est deux âmes qui se lient en toute pureté, une sorte de dévotion à un être cher. Qu'auriez vous fait ?

Si vous êtes une femme, et que vous lisez les douces ballades de ma plume, mettez vous à la place de Maella, dans tout l'amour qu'elle a entretenu depuis maintes lunes pour son homme, celui a qui elle a donné sa pure virginité, virginité immaculé d'une innocence, d'un respect profond. Vous vous livrez corps et âmes à votre mari,vous êtes prêtes à faire votre vie avec lui, porter en vous sa progéniture avec l'affection maternelle la plus immaculée possible. Il vous a toujours dit, qu'il serait toujours là pour vous devant DIEU et devant les hommes. Il vous a offert du rêve depuis qu'il vous a dit oui, il a fait de vous la femme la plus heureuse du monde. Vous vous sentez alors trahie, blessée et vous demandez si l'amour existe. Quel genre d'homme ferait ca ? Alors l'amour n'existerait pas ?   Le désir oui, le plaisir charnel oui...

Maella regardait toujours Marc, elle approcha tendrement, lentement avec de folles envies ses lèvres des siennes après avoir fermé les yeux pour empêcher les larmes du chagrin de couler. Le chagrin, pour elle, devrait s'effacer pour faire place au désir pur et fou qui vibrait en elle. Elle essayait de ne plus penser à la femme mariée qu'elle était. Elle posa donc sur les lèvres sur celle de cette incarnation de la virilité masculine qui se tenait en face d'elle. Elle l'avait fait, elle venait de lui donner un baiser, si pauvre en amour, mais si riche  de désir.

Marc entra dans ce doux ballet, en l'embrassant avec fougue, passion, et surtout virilité. Tout doucement, il pencha sa tête et ils se lancèrent dans un long baiser qui signifiait deux choses différentes pour chacun d'eux. Pour Marc, une ouverture à l'atteinte de son prétentieux objectif. Quant à Maella, elle mendiait une consolation, à travers ce baiser mais aussi voulait faire enflammer le désir...
Elle retira avec délicatesse  la ceinture du peignoire de Marc, maintenant elle voulait poser ses mains sur son torse afin de s'engouffrer davantage, et arrêter le temps. Soudain, la ceinture tombée, le torse musclé, elle passa ses mains sur la surface de ce corps. Elle ouvrit les yeux, regarda ses propres mains se balader sur le corps de Marc, et vit son alliance dorée, scintiller de plus belle comme un signal..
Tant pis, elle refermait les yeux, continuait ses caresses, rapprochant ses lèvres du cou de Marc, et là il y avait ce parfum, celui de Derrick. Elle était hésitante...

Marc, calma le jeu du désir, et remit sa ceinture. C'était comme si le sortilège venait de se briser, il retira les mains de Maella de son corps, en la regardant droit dans les yeux, pour la faire frémir davantage. Marc se rhabilla et laissa Maella au milieu de la chambre. Celle-ci était confuse, elle avait honte, elle se posait des questions. Aucun mot ne sortait de sa bouche, elle n'arrivait même pas à parler.
Qu'es-ce qu'elle faisait là? Dans la chambre du meilleur ami de son époux, entrain de le caresser, l'embrasser le toucher ...
Ni Marc, Ni Maella ne parlait.
Marc prit une cigarette et l'alluma en s'asseyant au bord du lit, en regardant Maella arrêtée au milieu de sa chambre telle une statue.
- Maella, je ne suis pas un connard. dit-il en tirant une bouffée de cigarette sereine
Elle ne parlait toujours pas, il reprit:
-Tu ne dis rien ?
Elle ne répondait pas.
- Je ne veux pas que ton chagrin te pousse a poser des actions que tu regretteras. Enfin, que nous regretterions, tu es mariée, moi aussi.

Sans dire mot, elle prit son téléphone et se dirigea vers la porte de la chambre, faisant dos à celui qu'elle regardait ardemment il y a quelques minutes. Puis elle s'arrêta devant la table centrale et retira son alliance, sa bague de fiançailles et la posa sur la table. Enfin elle sortit...

Dans le couloir menant à l’ascenseur  elle ne sentait plus ses pieds elle marchait dans la tête pleine de questions pas n'importe lesquelles, des questions existentielles. Aujourd'hui elle se rendait compte qu'elle avait gâché plus de 10 ans de sa vie à aimer un homme qui n'était pas ce qu'il lui faisait croire. Elle eut un haut le coeur, elle sentit sa poitrine se compresser et elle commença à sangloter. Elle prit l’ascenseur avec une femme habillée d'une longue robe rose et blanche en satin parsemée de cristaux, cette dame tenait un bouquet de fleur.
-  Si je peux me permettre,pourquoi pleurez vous ?
- Parce que je ne crois plus en l'amour?
- Je disais ca aussi il y a quelques années...
- Je m'en fous de ce que vous disiez il ya quelques années madame.
- J'insiste, l'amour existe je viens de me marier sur la plage de Cancùn avec un homme qui m'a brisé le coeur, un homme a qui j'ai donné un rein quand il était malade, un homme qui a couché avec ma meilleure amie. Mais je me suis mariée avec lui.
- Au moins il ne l'a pas fait quand vous étiez mariés, il l'a fait avant.
- Avant, après c'est toujours de la déception. Le mariage est une certification, une procédure pas une étape de non-retour on aime ou on aime pas et quand on aime on pardonne...
- Pardonner jusqu'à quel degré de l'idiotie ?  Je suis Maella Adom, avant le début de votre lune de vinaigre dans votre suite  nuptiale allumez la télé, vous saurez qui je suis et pourquoi je pleure.
- Je suis Ines  Perriault, je suis à l'hôtel encore pour 2 semaines avec mon homme, on peut se voir parler, je suis psychiatre c'est un peu mon truc d'écouter les gens...
- J'ai déjà une amie
L’ascenseur s'était immobilisé. Les deux dames descendirent au même étage..  Les portes de leurs chambres étaient l'une en face de l'autre comme par coïncidence.
 - Vous voyez, ca ca s'appelle le destin. Je suis juste en face, n'hésitez pas à frappez...
Maella, n'eut aucune amabilité, elle claqua nerveusement la porte et rentra dans sa chambre.  elle plongea dans son lit avec fureur et pleura comme une adolescente, en étouffant sa voix, ses cris dans les cousins...
Elle regardait autour d'elle personne, elle sentait une profonde solitude.

Son téléphone se mit à sonner, elle ne voulait pas décrocher...
Elle le balança contre le mur. Elle voulut allumer la télé mais elle avait peur.
Elle eut envie de prendre un bain, elle entra dans la salle de bain, fit mousser un bain parfumé au chocolat alluma les bougies et mit de la musique. Pas n'importe laquelle, celle de Franck Ocean. Elle voulait apaiser son coeur, elle se dévêtit et entra dans le bain tiède et se laissa emporter par la playlist de Franck Ocean ...

Une heure venait de passer ...

Elle pleurait moins ses larmes perlaient juste sur ses joues pour se perdre dans l'eau du bain.
Elle pensait à la honte une fois de retour à Abidjan. Après un mariage si parfait, que diraient ces femmes des salons de coiffures, ces journaux peoples qui désormais auraient beaucoup raconter vue la médiatisation de cette infidélité ..
Non elle ne pourrait pas affronter tous ces jugements, ces regards, ces critiques, ces moqueries ...
Plongée dans ses penses sans la moindre envie de bouger elle s'endormit
Son téléphone  sonnait à nouveau,  Franck Ocean chantait toujours, elle Maella dormait.. 

On toquait à la porte, Franck Ocean chantait toujours, elle était là dans le bain les yeux fermés comme un ange... 
Marc demanda le double des clés et ouvrit la porte, la porte de sa douche étant ouverte, il eut cette image de Maella les yeux fermés dans le bain. Il entra dans la douche, en silence pour ne pas la réveiller, il se rendit bien compte qu'elle dormait, on entendait de petits ronflements..
Il ouvrit le robinet se mit des gouttes dans les yeux, mit son scénario en scène
Poutant, comme s'il ne s'en était pas rendu compte il la secoua avec un air inquiet, plein de peur..
- Réveille toi Maella réveille toi? Qu'es-ce qui se passe ...
Etonnée celle ci se réveilla en sursaut...
- Marc que fais- tu içi ? Je je dormais, je suis dans mon bain ...
- J'ai eu peur, je pensais que tu avais pris des comprimés, je t'ai trouvé la dans le bain les yeux fermés, je tapais tu ne répondais pas .. je sais pas mais j'ai eu peur.. Je je
- Relax, je prends juste un bain et j'ai eu sommeil, les comprimés à côté du robinet, ce sont mes pillules contraceptives, tu t'inquiètes tant que ca ?
- Tu ne peux pas imaginer tout ce à quoi j'ai pensé, bref, je te laisse t'habiller on va se ballader un peu au bord de la plage, parler un peu toi et moi je sais que t'en as besoin t'étais sous le choc?
- Parler mais de quoi ? il y a du nouveau à ce sujet, pire concernant  Derrick? Que disent les chaines américaines ?
- Il y a trop de choses que je dois te dire.
- Marc ?
- Oui
- Approche toi
Il s'accroupit pour être à la hauteur de la baignoire et de Maella..
- Ecoute moi bien, je n'en ai rien à foutre .. Derrick, Vaesnet, le procès, le pétrole.
Puis elle l'embrassa ...

Cleveland Police Department 
Ohio

L'assistant de Monsieur Vaesnet ,Michael Johnson faisait d'interminables va et viens dans les couloirs de la police, il était au téléphone avec Vaesnet qui était plus que en colère, il était ... comment dire ?  FURIEUX.
Son entreprise de plus en plus enfoncée dans la médiocrité, l'image de sa multi nationale, entâchée par un vicieux avocat en qui il avait confiance... Ce Derrick Adom
Lui et son assistant étaient en pleine conversation
-Michael, avez vous pu lui parler, vous même de vive voix ?
- Non, il est entrain de porter plainte là ..
- Nom de DIEU ! Porter plainte mais pourquoi ?
- Il ne se reconnait pas dans ...
- Il est malade ce type, il se fout de moi un avocat sensé défendre Pétrolia qui porte plainte à quelques jours...
- Monsieur je crois qu'il vient de sortir du bureau du procureur...
- Très bien conduisez le di-rec-te-ment à Divine House
- A vos ordres monsieur
- J'ai dit DI-REC-TE-MENT..
- S'il me demande le motif ...
- Vous vous débrouillez pour le ramenez ou vous aurez affaire à moi ..
Monsieur Vaesnet venait de couper la conversation. 
L'ordre que venait de donner Vaesnet à Michael semblait claire et précis, en tout cas depuis 20 ans qu'il est au service de ce monsieur, il n'a point failli .Alors il ne faillirait pas encore moins aujourd'hui, il n'a jamais senti son patron aussi énervé.

Derrick venait de sortir du bureau, il regardait Michael traumatisé, surpris lui même de toutes ces mésaventures depuis qu'il avait laissé sa femme à Cancùn ..
- Je ne sais pas Michael... Qui a bien pu me faire ca...?
Michael ne répondait pas
-Michael, mais et ma femme dans tout ca ? Mon DIEU  s'exclama Derrick en se prenant la tête entre ses deux mains
- Les affaires, le business c'est comme ca !  Monsieur Vaesnet veut vous voir maintenant
- Je n'ai pas l'esprit libre pour parler de pétroles et de milliards ...
- Il insiste, je crois que vous devriez mettre les choses au clair. Lorsque les média s'y mettent, il faut faire attention.
- Ok , Ok nous allons à son bureau alors?
- Non à Divine House, les journalistes ont envahis le rez de chaussés du siège de Pétrolia, et il faut qu'on y aille. Là bas c'est discret.
Il sortit un sac,
-tenez enfilez ca ! dit -il en tendant un jean et un tee-shirt et des ray ban d'adolescent à Derrick qui était en tenue bien plus éléguante
-Mais Mike
- Pour éviter que les journaliste ne se ruent sur vous, les caméras du monde vous ont filmé! Vous êtes un grand avocat mais vous êtes parfois Naif ..
- Je n'ai pas l'habitude de travailler dans un millieu vicieux de coups bas ...
- Faudra s'y faire, vous avez 5 minutes pour vous changez, nous passons par le sous sol la voiture y est garée dit  Michael après s'être retourné pour laisser à Derrick le temps de se changer..

Divine House
Ohio

Derrick attendait  depuis 3 heures maintenant Vaesnet;Il ne voyait pas le temps passer à force de penser à Maella, il n'arrivait pas à joindre Marc, encore moins Maella, Il s'inquiétait épris de doutes et de peur...
Dans l'immense salon orné de cossus et luxueux meubles. Les gardes de Vaesnet étaient postés aux 4 coins de la pièce comme des statues, les regards rendus invisibles par leurs lunettes noires.
Vaesnet finit par descendre, les gardes comme de machines l'installèrent et lui servirent une liqueur avec des glaçons. Un autre gare tendait le verre, tendis que l'autre allumait le cigare.
Derrick se leva et tendit la poignée de main à Vaesnet.
Vaesnet s'assit après avoir refusé la poignée de main de son avocat ..
- Tu te fous de moi?
- Excusez moi Monsieur Vaesnet je ne vous comprend pas?
Vaesnet se leva, posa son cigare dans le cendrier et lui donna un coup de poing qui entraîna directement un écoulement nasale, rouge ... Du sang.
Derrick machinalement, se leva et rendit le coup de poing de Vaesnet
Il n'aurait pas du...
Les 4 gardes de corps venaient de commencer à le tabasser, coup de poing, gifles, coup de pied ....

Ritz Carlton
Suite Nuptiale 271


Marc n'était plus hors de la baignoire, il y était avec Maella et depuis 5 heures de temps, il avaient déjà ouvert les portes du paradis charnel dans toute sa saveur exquise. Maella n'a pas résisté perdu entre ses amertumes, trahison elle s'est senti obligée de  voyager à travers les délices du plaisir en compagnie de cet irrésistible homme le meilleur ami de son mari. Elle n'avait aucun remord, aucune honte, aucune déception il était beau, viril, divinement connaisseur en matière de sexe... C'est bien le sexe que son mari aime, le sexe d'autres personnes... Alors, elle aussi désormais aimerait ca.
Marc rompit le silence qui pesaient après les ébats ayant eu lieu dans la baignoire
- Et ton mari dans tout ca ?
-  Je ne suis pas mariée..
- Maella, c'est une mauvaise passe, tu as couché avec moi ca restera entre nous, mais tu ne peux pas décider de l'oublier dans tout ca, tu n'as même pas parlé avec lui ..
- Tu as vu une alliance à mon annulaire ?
- Mae...
- Je divorce dès que j'arrive à Abidjan . S'il te plait, évite les longs discours inutiles. Commande un champagne à la réception ..

La suite Bientôt


1 commentaire:

  1. C'est vrai qu'elle s'est senti cruellement trahie, mais la sagesse et le caractère qui la caractérisaient selon ta description dans les 1ère parties devaient l'aider à attendre les explications, l'appel de son mari!

    C'est vrai que c'est pas facile et qu'on ne peut juger que si on a vécu pareille situation, mais c'est quand même triste que Marc soit arrivé à atteindre au moins un des ses objectifs!

    J'ai vraiment aimé la part 6, je suis comme on dit ici, calée, collée, scotchée pour la suite...

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