vendredi 26 avril 2013

Destination Cancùn Part 9









« L’amour est un genre de suicide »
                                                  Jacques Lacan 


Ritz Carlton

Suite Nuptiale 271

-Marc, Marc Kassi ? Le meilleur ami de Derrick , enfin le « soit- disant » dit Manuella pour rompre le silence gênant

-Oui, je suis Mac Kassi . Je me doute bien que ce n’est pas la meilleure façon de faire connaissance avec la meilleure amie de ma femme. Quel est votre prénom ?  il lui tendit la main pour la saluer.
-Je ne touche pas les gens qui  sombrent dans la pire des bassesses morale. Je ne suis pas enchanté de vous connaitre et mon prénom, mon nom, mon arbre généalogique n’a aucune importance pour vous. S’il vous plait sortez de la chambre !
-Manuella s’il te plaît calme toi, tu ne peux pas lui ordonner de sortir de cette façon. Intervint Maella  dans le calme total tout en étant honteuse
-Maella ?
-Oui Manuella
- « Marc je ne sais quoi » est QUOI pour toi ? Ami, beau-frère,  fiancé, amant , mari ? demanda Manuella en colère
-Mais, voyons ma chérie s’il te plaît…
-S’il ne part pas, c’est moi qui part de la chambre d’hotêl, mais aussi de Cancùn car je me rends compte que t’es en pleine lune de miel.
 -Marc s’il te plaît va-t’en ! lança Maella
-Maella, mais elle se prend pour qui ?  Je fais ce que je veux, elle est venu nous trouver dans cette chambre, si elle n’est pas contente qu’elle aille nager, le ciel est bleu l’eau est bonne ou qu’elle s’envole.

Manuella regarda Marc droit dans les yeux, s’approcha de lui. Maella tenta de retenir sa meilleure amie.

Maella s'il te plait  lâche moi. lanca Manuella
Manuella s’approcha de Marc, plus aucune distance n’existait entre leurs deux corps, leurs respirations s’entremêlaient, les regards s’affrontaient.
-Marc, répète ce que tu viens de dire !
-  Ca suffit, arrêtez moi ca .. cria Maella désemparéeManuella détourna son regard de marc un court moment et s’adressa à Maella
-Tu restes en dehors de ca Maella ADOM.

Maella sentit véritablement que sa meilleure amie était très énervée, c’est quelqu’un qui ne s’énerve jamais qui a toujours le sourire, qui anime les moments passées avec elle de fous rires. Jamais, elle ne l’avait vu dans cet état.

- Revenons à toi conard, qu’est-ce que tu disais ?
-Oh mais tu te calmes, vieille truie. Ça se voit que tu es jalouse de ta meilleure amie, regarde toi. Tu es déformée par les accouchements, tu ne ressembles à rien.
- Maarc ! cria Maella surprise par cette effronterie déplacée
- Le comble, c’est que tu es quand même culotté pourtant tu es une grosse crapule. Tu connais le prix de cette suite nuptiale ? C’est toi qui paye ? Tu n’arrives même pas à l’orteil de Derrick. Et tiens-toi bien pauvre imbécile, je ne parle pas seulement de son compte en banque, je te parle de sa personne, son charisme, son intelligence, sa bonté, l’amour pur qu’il a pour sa femme. Toi tu n’es rien du tout. Oui j’ai un corps déformé par la grossesse, oui je porte la vie et je prie pour que l’enfant que j’ai porté et que j’ai mis au monde ne finisse pas comme … Comme
- Comme quoi ?  demanda Marc
Elle le regarda dans les yeux et cracha en plein milieu de son visage
- Comme une merde, vous êtes une merde. Quand je sens l’odeur d’une merde, je crache.
Marc sorti sans dire un seul mot, désabusée. Maella ne s’attendait surtout pas à cette réaction.
-  Il faut qu’on parle. dit Maella
- Maella, je reviens dans une heure, je crois que tu as beaucoup de choses à me dire ...

Maella s’assit sur le lit et se rendit compte tout d’un coup de la gravité des ses agissements. Le cercle vicieux était de plus en plus effrayant, d’autant plus que sa meilleure amie semblait particulièrement déçue par son comportement. Jamais, elle n’avait osé  lui avouer  ouvertement qu’elle était allé jusqu’à coucher avec cet homme plusieurs fois au point que son cœur commence à chavirer. Elle était redescendue sur terre avec cette apparition inattendue de Manuella. Qu’allait-elle penser d’elle ? La jugerait-elle ? Serait-elle encore son amie ? Elle avait honte, trop honte d’elle en ce moment. Bientôt Derrick, reviendra à Cancún le procès se tient aujourd’hui. Pourra-t-elle regarder son homme sans se sentir mal ? Et si Manuella, comptait dire la vérité à Derrick peut-être qu’elle est tellement déçue d’elle…  Et Derrick dans tout cela accepterait-il de l’aimer encore, de toucher ce corps avec lequel Marc s’était «  amusé » dans les excitations du charnel et dans les malices du désir ?

A cette instant précis, Maella voulut juste fermer les yeux, et se réveiller pour que ce ne soit qu’un simple cauchemar. Mais non, non elle a essayé, elle a fermé ses yeux, longtemps et elle les a ré ouverts. Elle était toujours là dans la même chambre luxueuse qui avait été le théâtre de sa première nuit d’amour, sa première défloration mais aussi ses premières infidélités. Alors, elle se leva d’un pas ferme et se dirigea vers l’une des valises de son mari et commença à fouiller dans la valise pour en ressortir une boite à pharmacie. Les larmes aux yeux, elle prit d’abord le soin de fermer la porte, réciter quelques ave maria. Elle serra la croix de son chapelet, fort très fort dans sa paume. Elle ouvrit l’autre paume et prit plus d’une vingtaine de comprimés de différentes boites. Elle ouvrit le robinet de la salle de bain et se servit un grand verre d’eau. En sortant de la salle de bain, elle voulut se regarder dans la glace mais elle n’y arrivait pas car elle ne supportait plus son propre reflet. Elle se sentait sale. Alors elle eut l’idée de prendre un bain pour effacer ces idées noires et cette dégoûtante impression. Dans la douche, sous les jets d’eau, ses larmes se confondaient et semblaient intarissables. Même après s’être essuyée, elle pleurait toujours, elle remit son alliance et se regarda dans la glace.



Elle commença à se parler elle-même.

 -Pourquoi fais-tu ca ? tu es Maella ADOM tu es restée vierge jusqu’au mariage pour un seul homme. A quoi cela a-t-il servi ? Tu es tombé dans les bras du premier homme et non des moindres, son ami.

Elle se remit à pleurer, finalement elle eut le courage de se regarder dans la glace prendre cette multitude de médicaments…



OHIO COURT


Les visages renfermés, éprouvés par la séance interminable. Le moment du verdict, pendant lequel les deux partis retenaient leur souffle. Impossible de lire dans les expressions faciales fermées du jury le verdict avant qu'il soit prononcé par le juge. Le temps s'arrêtait, les enjeux doublaient de taille, les respirations ralentissaient.Puis, peu à peu le temps s'égrenait pour faire place au moment précis. Le juge commença à parler avec fermeté.
Le verdict est tombé, Michael venait de bondir de joie sans vraiment faire attention, sa joie était débordante, il prit son patron Vaesnet dans les bras. Vaesent en fit de même pour Derrick ADOM. Un interminable moment pendant lequel les articles judiciaires et les preuves fusèrent des deux camps. ADOM s’est montré pointilleux convaincant et tenace. Son professionnalisme a séduit le jury, d’autant plus que sa pertinence était fulgurante. Vaesnet ne savait comment remercier son avocat d’avoir sauvé le patrimoine de ses enfants, de ses petits –enfants, de ses arrières petit-enfants ? Oui Pétrolia vivra, vivra et restera un incontournable géant du Pétrole. Les sourires des employés de Pétrolia venus suivre le  procès étaient indescriptibles. Ils se prenaient tous dans les bras entre eux collègues, pour après venir saluer leur patron. Un jeune homme vint remercier Derrick en ces mots.
-Grâce à vous mon fils aîné pourra rentrer à l’université, faire des études. Grâce à vous je ne serais pas un chômeur, grâce à vous je pourrais offrir à ma femme le voyage qu’elle a toujours voulu.
Ce jeune homme avait les larmes aux yeux, Derrick aussi surtout en pensant à sa femme, sa Maella. Il se demandait si elle arriverait à  pardonner le complot dont il avait été victime. Au-delà de la joie qui l’animait, c’était surtout un gros soulagement d’en avoir fini et de penser à sa vie conjugale, sauver son mariage, penser à sa femme. Il prit son téléphone et demanda qu’on fasse livrer à la suite nuptiale 271 du champagne, des fleurs tout ce que sa Maella adorait.

Parking  Ritz Carlton – Cancùn

- C’est bien la voiture de Marc Kassi ?
-Oui c’est sa voiture, j’ai vérifié la plaque d’immatriculation dans le briefing de Vaesnet. Donc tu aurais crevé les pneus de quelqu’un sans t’assurer que cette voiture soit vraiment la voiture de Marc Kassi. Mec, je ne vais pas t’apprendre à faire ton boulot.
-C’est bon, on se calme, bon moi je me mets dans la voiture comme ca je le suis, quand il prendra son taxi  
- Pas trop près Jacob, sinon il risque de nous griller.
-Steeve, j’ai été recruté par Pétrolia, pour espionner ce fils de pute, je pense que je suis parmi les meilleurs donc arrête un peu tes conneries.
- Ok , ok .  Miguel me dit qu’il vient de le croiser dans l’ascendeur. Techniquement notre Marc Kassi se dirigerait vers sa voiture. Le scénario étant déjà monté, je pense qu’on se dirige chacun vers nos postes. Ton flingue est chargé ?
- Impec’



Comme prévu, Marc Kassi se dirigea vers sa voiture et voulut la démarrer. Il fut très vite interpellé par un homme. C’était Steve qui imitait un accent londonien pour lui faire comprendre que ses pneus étaient crevés. Marc descendit, et le constata de lui-même, son sang ne fit qu’un tour !
- «  Merde ! Merde Merde ! » s’écria-t-il
-Je peux peut-être vous dépanné ?demanda Steve
-Non j’ai un rendez-vous d’affaire très privé, et puis les touristes comme vous ne peuvent pas aller n’importe où à Cancùn .
-Ok, attendez j’ai un numéro de taxi
-Oui merci, demandez le pour toute de suite.



Dans tout son professionnalisme, Steve appela «un taxi » et un de ses collègues devint pour le coup chauffeur de taxi en plus de Jacob qui dans un coin du Parking suivait toute la scène. Marc ne cessait de remercier Steve qui s’était présenté à lui comme John Marcus. Steve laissa même à Marc le numéro de ce taximan, qui était en réalité le numéro d’un agent de Vaesnet.

Un quart d’heure plus tard le taxi arrivait en même temps qu’une ambulance. Une ambulance dont la sirène retentissait d’une façon abasourdissante. Une sirène dans le parking d’un hôtel, c’était quelque chose de rare, spectacle inhabituel qui suscitait forcement la curiosité de tous.


Ritz Carlton

Suite Nuptiale 271

- Maella, Ne me fais pas ca !! Réveille toi. Manuella n’arrêtait pas de crier agenouillée près du corps de sa copine.
- Madame s’il vous plaît laissez-nous faire notre travail dit calmement l’ambulancier
-Elle respire, elle est en vie ? Non je ne peux pas vous laissez, c’est ma sœur, on a le même sang, c’est ma sœur.Manuella était prise de panique et n’arrêtait pas de sangloter
-Madame, calmez-vous.
- Je vous en prie sauvez là, elle vient juste de se marier, vous comprenez ? C’est une fille bien, elle est jeune, intelligente, c’est mon ami. Dites-moi qu’elle va vivre et que .. que  c’est juste. Manuella perdait littéralement a tête face à ce drame et peinait à prononcer ses mots, elle avait le cœur qui battait.
L’ambulancier demanda à son collègue de retirer Manuella de la pièce. Un autre jeune homme l’aida à se relever, mais elle tomba pratiquement en transe, ordonnant à celui-ci de la lâcher. Il finit par la raisonner dans le couloir.
-Tout ira bien, nous vous demandons simplement de nous laisser travailler, c’est tout. Vous viendrez avec nous, vous monterez dans l’ambulance, près de votre sœur, ne vous inquiétez pas.
- Es-ce qu’elle sera toujours en vie ? demandait Manuella les larmes aux yeux
-Calmez-vous, venez, on va vous installez dans l’ambulance.
-Mais et elle ?
-Ne vous inquiétez pas
-Si je m’inquiète, elle est tout pour moi et c’est pour elle que je suis içi au Mexique j’attendrais ici dans le couloir avec vous.

Dans ces moments de peur, de frayeur intense. Il arrive que l’on se rende compte combien on aime une personne qui nous est cher. Le temps, est comme suspendu aux battements de cœur de cette personne. Rien ne compte, plus rien. Toujours dans le couloir, deux minutes venaient de passer mais Maella avait l’impression qu’elle attendait là depuis des heures. Une voix la sortit de ses pensées ténébreuses.

- Manuella ?
- Oui Madame…
-Vous vous rappelez de moi je suis la révèrente avec qui vous avez longtemps discuté dans l’avion.
-Madame la révérente, priez… pour mon amie. Elle ne peut pas mourir
-  Comment ca expliquez moi ?
- Maella, mon ami dont je vous avais parlé, elle a tenté de se suicider.
- Oh Mon dieu, j’invoque la puissance du Saint-esprit, la protection divine du très haut sur tous les infirmiers, ambulanciers, médecins, le corps médical.
Les yeux fermés, les mains de Manuella entre ses propres mains la révérente en réalité espionne faisant semblant de prier. Ces prières même si elles venaient d’une espionne seront-elles écoutées par DIEU ?

Parking  Ritz Carlton Cancùn

Le taxi de Marc venait d’arriver. Il s’apprêtait a monter dans le véhicule après avoir remercié le gentil touriste lorsque qu’il vit sur un brancard Maella et sa meilleure amie accompagné de cette dame d’un certain âge qu’il ne connaissait pas. Qui était cette dame ? La mère de Manuella ? La mère de Maella ? Soudain Marc eut peur très peur. Pas pour Maella, mais pour lui-même, pour ses affaires pour sa vie. Il se cacha quand il vit Manuella en larmes et demanda au taximan de démarrer vite très vite.
-  A cause de cette pute, je risque de gâcher tout, faut que je quitte Cancùn au plus vite disait-il en chuchotant.
Marc ne savait pas que les murs avaient des oreilles, mais surtout à Cancùn les taximans de Vaesnet avaient aussi des oreilles…
- Où allons-nous Monsieur ? demanda le Taximan
Rancho Viejo !
- Monsieur, vous y êtes déjà allés ? C’est quand même un endroit assez chaud..
- Contente-toi de conduire pauvre con !

Groupe Hospiten
Cancùn

Manuella patientait depuis bientôt une heure dans la salle d’attente en faisant des interminables aller- retours , sous le regard bienveillante le la révérente qui priait et la rassurait. Elle la prenait dans ses bras, comme une mère et Manuella s’abandonnait en larmes, dans ses bras culpabilisant d’avoir été trop dure avec Maella tout en expliquant dans les moindres détails leurs retrouvailles avec Marc.

-Je pense que votre amie a eu une faiblesse. Nous sommes des enfants de DIEU et quelque soient nos péchés, le père nous reçoit les bras ouverts à l’image du fils prodigue dans la bible..
- C’est moi qui n’aurait pas du agir ainsi !
- Vous avez agi par amour, un amour qui est assez protecteur.
- Merci pour tout, et j’espère que Maella ira mieux, pour qu’elle puisse rencontrer la femme de DIEU que vous êtes.

- Vous êtes l’amie de Madame ADOM ?
Manuella sursauta
-  Sa sœur, je suis sa sœur. Comment va-t-elle ?
-Elle va bien, mais elle a quand même risqué la vie de son enfant.
- Son son enfant ? Balbutiait Manuella.

La fin bientôt...



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